Un mois sans écrire

Pourquoi j’ai passé un mois sans écrire ? C’est la question que je me pose chaque semaine que je passe sans rien poser sur papier. Beaucoup de réponse facile me viennent à l’esprit, comme le manque de temps, le manque de motivation ou tout simplement l’oubli. Mais en fait, il s’agit de bien plus que cela. Il m’arrive trop souvent à mon goût de traverser des périodes durant lesquels mon inspiration n’est plus au rendez-vous. Dans un article qui lui était dédié, j’ai déjà évoqué son caractère fluctuant. Cependant, lorsqu’elle fluctue légèrement, ce n’est pas si important. Aujourd’hui, elle semble être ensevelit bien trop profondément pour revenir d’un coup d’un seul, un soir d’hiver avec mon thé.

Ne pas écrire me rend tout de même malheureuse. Alors quand je n’y arrive pas, c’est assez difficile à vivre. Ne pas réussir à créer ne m’arrive pas souvent et surtout ça ne dure la plupart du temps pas trop longtemps. Et un mois, oui, c’est long ! Quelque part, si je n’ai rien écrit ce mois dernier, c’est sans doute parce que je n’avais rien à dire, à penser ou à vous transmettre. Quand on est focalisé sur un sujet, on ne s’étend pas vraiment sur tout le reste, on a du mal à sortir du sujet pour alimenter d’autres réflexion.

C’est ce qu’il m’arrive en ce moment. Avec le stress et l’anxiété, j’ai légèrement tendance à ruminer et à rester ancrée dans la réalité, sans réussir à m’évader dans l’imaginaire et à souffler. Pourtant je sais que c’est exactement ce dont j’aurais besoin, parce lorsqu’on a du mal à trouver l’apaisement au quotidien, quoi de mieux que de le trouver dans la création ? Ces périodes durant lesquelles j’ai énormément de mal à écrire sont des périodes difficiles pour moi, non seulement de manière très concrète, avec le lot de difficultés qu’apporte la vie étudiante, mais aussi et surtout d’un point de vue personnel.

Ecrire est ce qui me plaît, ce qui me fait vibrer. J’aime sentir les mots couler sous mes doigts, mon esprit s’emballer et mon imaginaire se teinter de couleurs toutes plus vives les unes que les autres. Alors quand tout ce processus ne peut avoir lieu, quand je ne suis pas assez disponible, assez calme ou assez motivée, forcément je remets en question mes capacités. Ai-je perdu le goût d’écrire ? N’était-ce pas une passion, au fond ?

Je voulais partager avec vous cette période de doute et de stress non pas pour replonger dans des périodes similaires, mais surtout pour vous affirmer qu’elles sont normales et qu’elles ne durent pas éternellement. Certaines peuvent être plus longues, parce que votre quotidien s’intensifie quelque peu. Mais je sens au fond que la flamme brûle toujours et en vous écrivant ces lignes, je retrouve un peu de ce que j’ai pu perdre dernièrement. Alors même si je ne saurais tenir ce blog comme j’ai pu le tenir l’année qui vient de s’écouler, si j’ai du freiner à cause de mes études, qui elles aussi me passionnent, je voulais simplement vous dire que je suis toujours là. Et que si vous traversez la même période que moi, ce n’est absolument pas grave. Un jour, vous vous sentirez mieux et ça reviendra.