Ce que j’ai surmonté – 1

Quand rien ne va, il est facile de voir toute notre vie en noir. On se dit qu’on mérite ce qui nous arrive, que nous nous sommes toujours pensés meilleur que ce que nous sommes vraiment quand tout ce que nous avons fait a été de croire en soi. Pour faire ce que nous voulons, il faut persévérer parce que nous passons toujours par des étapes compliquées. Si nous ne croyons pas en nous et si nous nous laissons abattre, rien ne pourra jamais arriver. Comme beaucoup, j’ai des envies et des projets que j’aimerais se voir réaliser. Et pour vous aider à passer les étapes que j’ai déjà surmontées, pour vous dire que c’est possible parce qu’à cœur vaillant rien d’impossible, je vais vous parler dans cette série de tout ce que j’ai réussi à réaliser ! Je ne suis pas arrivée à bout d’un projet, pas encore, mais j’ai définitivement passé certaines étapes cruciales.

Commençons par le début et par ce qui m’a le plus tourmenté : l’échec de la PACES. Depuis toute petite, j’adore aller à l’école, j’aime apprendre de nouvelles choses et être évaluée sur ce que je sais. D’ailleurs, j’ai toujours été de celles qui aident les autres à comprendre. Suite à l’obtention de mon Bac, je me suis donc dirigée vers des études de médecine, parce que je souhaitais comprendre le fonctionnement, anatomique tout particulièrement, de l’humain. A cette époque déjà, j’hésitais avec la psychologie et je vous en parle dans mon premier podcast.

La PACES est connue pour être très difficile. Elle apporte son lot de pression, de stress et de compétition. Lorsqu’elle se solde par un échec, le changement de filière est assez compliqué. La mentalité étant particulière, il est difficile de se retrouver avec des étudiants bienveillants, sympathiques et qui s’entraident. Étrange vous me direz, mais j’ai eu énormément de mal à partager mes cours, à aider les autres à comprendre ou encore à travailler en groupe. Quand on est devenu méfiant, quand l’autre n’est plus qu’un concurrent et quand on doit tout faire par soi-même, réapprendre à partager n’est pas si aisé. Pourtant, aujourd’hui, je partage mes cours. Je pense que c’est en partie parce que j’ai eu le master que je souhaitais avoir et que je ne me sens plus en concurrence avec les autres étudiants.

Ma licence de psychologie a donc été marquée au fer rouge par l’échec de la PACES. Je comparais sans cesse la somme de travail, la manière dont les profs menaient leurs cours et surtout la mentalité des étudiants. J’ai eu du mal à me récréer une vie en dehors des cours parce que j’en étais assommée en PACES. La transition est déroutante mais j’ai réussi à la réaliser, en passant certes par une période de déprime et de recherche de ma voie. Je l’ai trouvé puisque aujourd’hui, je suis ravie d’avoir ma licence de psychologie et d’être acceptée en master de psychologie légale. Tout au long de ma licence, je me suis tout de même posé la question de ma légitimité dans ce parcours ou encore celle de mes réelles envies. J’ai énormément eu l’impression de ne pas apprendre assez, de ne voir les choses qu’en superficie et surtout de ne pas pouvoir me concentrer sur ce qui me passionnait vraiment.

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai digéré l’échec de ma PACES. Cela m’a pris trois ans, qui ont été plus ou moins difficiles et durant lesquels j’évitais d’évoquer ces souvenirs. Je suis ravie de pouvoir enfin en parler sereinement, de partager cette expérience avec vous et surtout de pouvoir vous dire qu’on s’en sort ! Alors oui, c’est difficile, mais comme je vous le disais au début de cet article, si la motivation n’est pas là et si on se laisse abattre, rien de bien ne pourra en découler. Suite à cet échec, j’ai eu ma licence de psychologie, j’ai appris à gérer une énorme déception et je sais évidemment que la vie de médecin n’est pas celle que je souhaite mener. La pression constante n’est pas enviable, tout comme l’ambiance oppressante tout au long de ces études ou encore l’absence de considération pour les versants psychologiques et humains de la maladie. Attention, je ne dis pas qu’ils ne sont pas évoqués, simplement qu’il est difficile lorsqu’on est maltraité en tant qu’étudiant en médecine d’apprendre à traiter correctement le patient qu’on reçoit ou les collègues avec qui on travaille.

J’ai surmonté l’échec de la PACES. Et vous, qu’avez-vous surmonté ?

Photo by John Rodenn Castillo on Unsplash

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s