La tranquillité d’esprit

Aujourd’hui, j’ai énormément de mal à obtenir ma tranquillité d’esprit. Quand on se trouve à un tournant de sa vie, beaucoup de choses nous polluent l’esprit et nous empêche d’être réellement tranquille. Certains se tournent vers la méditation, l’introspection donc les temps calmes. L’idée étant de se retrouver pour se concentrer sur ce qui est important : soi. Je ne contredirai pas cela puisqu’à mon sens, il est nécessaire de prendre soin de soi avant d’entreprendre quoi que ce soit. Si vous ne vous sentez pas bien avec vous-même, vous ne serez pas assez solide pour porter un projet jusqu’à sa réalisation.

La méditation ne me fait aucun bien. J’ai essayé sérieusement de m’y mettre cette année puisque j’ai été très stressée. Je n’en étais pas forcément consciente mais j’ai fait une poussée d’eczéma, chose que je n’avais pas fait depuis longtemps. Cette année était celle de l’obtention de ma licence, chose qui comptait beaucoup pour moi. Etant dans le supérieur depuis cinq ans et n’ayant toujours rien de concret, je savais que j’en avais besoin pour me sentir bien. Son obtention ainsi que celle de ma place en master m’ont énormément rassurée sur mon avenir. C’est ce que j’essaie de voir quand je veux me rationaliser. Si je ne suis pas tranquille aujourd’hui, c’est uniquement parce que j’effectue un changement nécessaire, que j’ai espéré, dans ma vie.

Chaque chose en son temps. Quand mon esprit s’embrouille et que je me retrouve à me lister tout un tas de choses qui ne se passent pas comme je le voudrais, je me rappelle que je dois traiter une chose à la foi. Pour ne pas en oublier, surtout lorsqu’il s’agit d’administratif et qu’un coche de raté se répercute violemment sur le quotidien plus tard, je liste sur papier ce qui me vient, au fur et à mesure. Un changement d’université implique une demande de transfert de dossier, une inscription administrative puis pédagogique. Un changement de région implique de devoir retrouver un appartement, de déménager, de changer de CAF, entre autres. Tout ceci peut rapidement nous submerger. On se noie dans la multitude et on oublie la moitié de ce qui devait être fait.

Si la méditation ne fonctionne pas c’est uniquement parce que j’ai besoin de m’exprimer. Intérioriser, dialoguer avec moi-même et apprécier le silence ne me soulage jamais. Je ne dis pas que c’est cela la médiation mais les temps calmes ne m’ont jamais fait du bien. J’ai besoin de sortir ce qui ne va pas, sortir ce qui me stress et ce qui m’étouffe. C’est pour cela que j’écris mais c’est aussi pour cela que mon corps réclame un effort physique quand je suis en colère ou quand je suis trop angoissée. J’ai besoin de me défouler, j’ai besoin d’agir à travers mon corps. C’est ce qui me soulage vraiment.

Je réfléchis très fortement à reprendre les sports de combat l’année prochaine. Le sport me manque et je sens que j’ai besoin de faire fonctionner mon corps pour que mon esprit se libère. Je l’ai réalisé il y a peu. Jusqu’alors, on me disait sans cesse que j’avais besoin de me défouler, sans que je ne le ressente jamais comme étant un réel besoin. Certes je préfère les sports qui mobilisent mon corps, qui nécessitent un véritable effort physique. Mais lorsque dernièrement la colère est montée, produite par le stress et l’absence de contrôle sur la situation, mon corps s’est mit en mouvement et j’ai couru. Au fur et à mesure, je me suis apaisée. La colère est partie et l’angoisse a diminué. L’effort physique a apaisé le tourment psychique.

La tranquillité n’est jamais acquise. Elle est mise à dure épreuve, testé quotidiennement et continuellement. Mais si vous savez comment vous apaiser, si vous vous posez un instant pour trouver ce qui vous fait vraiment du bien ou si vous vous écoutez continuellement, vous la retrouverez toujours. Parfois brièvement mais cela suffit pour se rassurer et repartir de plus belle. La tranquillité d’esprit vient avec l’apaisement. Essayer de vous apaiser lorsque vous en avez besoin, ne vous laissez pas emporter par le tourbillon. Si parfois il est bon de descendre dans les tréfonds, veillez à ne jamais y rester trop longtemps, au risque de vous retrouver coincés.

Photo by Sarah Lee on Unsplash

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s