Rencontre n°1

Tous les jours, nous rencontrons des gens. Certains nous marquent plus que d’autres et je voulais écrire à leur sujet pour, en quelques sortes, vous les présenter. Pour inaugurer cette série, je vais partager avec vous ma rencontre avec Monique, conductrice lors d’un covoiturage. Comme je l’ai expliqué dans mon article sur les bons plans, j’utilise parfois le covoiturage pour me déplacer lorsque les horaires de bus ne me conviennent pas, lorsque le train est trop cher ou lorsque aucun autre moyen de transport ne se rend où j’ai besoin de me rendre.

Ce début de janvier, j’avais donc besoin de faire un trajet au départ de Paris pour Lyon et le train était trop cher, sans parler du bus qui était trop long et trop inconfortable. Un covoiturage s’est présenté à moi, ou plutôt un covoiturage correspondait à ma recherche, et j’ai donc réservé. La conductrice cherchait dans son annonce un autre conducteur ou une autre conductrice pour partager la conduite avec elle. Puisque elle avait de bons avis et que j’apprécie tout particulièrement conduire, cela ne m’a pas freinée, au contraire !

La veille du covoiturage, la conductrice m’a appelée pour s’assurer que je serai bien à l’heure et que tout irait bien. Elle m’a annoncé durant cet appel qu’elle s’occupait du casse-croûte, du café et de l’eau. Surprise, j’ai tout de même demandé si elle voulait que je prenne quelque chose de mon côté et c’est ainsi que j’ai été chargée de ramener le pain. Monique m’a ensuite envoyé par message le digicode pour l’attendre dans sa cour, chose que j’ai faite à l’heure le lendemain matin. Monique effectuait ce trajet en voiture parce qu’elle emmenait avec elle beaucoup d’affaires. Nous n’étions que deux dans la voiture, qui s’est tout de même trouvée remplie d’affaires. J’ai aidé Monique à charger sa voiture et nous sommes ensuite parties. La première partie du voyage a été effectuée par elle-même et nous avons pu commencer à discuter. Cela a été assez enrichissant puisque Monique avait soixante-dix ans alors et avait vécu bien plus de choses que moi-même. Ces histoires qu’on se transmet sont très importantes, puisqu’elles aident à appréhender les événements de notre vie avec plus d’outils.

Cette femme m’a entre autres raconté la découverte par elle-même de sa tumeur du poumon. Elle sentait que quelque chose n’était pas normal et elle s’est battue pour qu’on le reconnaisse. Si les médecins déplorent le dépistage trop tardif, cette fois ils n’ont pas aidé à dépister au plus tôt. Je trouve cela dommage puisqu’à vouloir tant éduquer les gens, on en oublie que certains sont pleinement conscients de leur corps. Cette histoire m’a été tout particulièrement utile puisqu’elle abordait le sujet sans souci. Elle a d’ailleurs fait face à la tumeur et aux soins d’une manière assez solide et finalement rassurante. Savoir que la maladie n’est pas forcément un effondrement est assez bon. Il est vrai qu’on diabolise beaucoup celle-ci et dans notre société la maladie n’est pas acceptable. Elle démet l’individu de ses fonctions, l’écarte de la société et tous les traitements visent à la réinsertion de ces individus de nouveau sains dans la société. En ce sens, être malade trop gravement implique d’être malade trop longtemps donc fatalement un écart immense entre la société et soi. De plus, on se retrouve confronté à la mort et à l’idée que nous ne sommes pas éternels mais bel et bien finis. Ce pan de vie a résonné en moi et j’ai trouvé cela agréable.

Ensuite nous nous sommes arrêtées pour déjeuner et les thermos ont été ouverts, les sandwichs préparés et la clémentine avalée. Tout ceci était très agréable et reposant. Un long trajet fini souvent par fatiguer et on n’a qu’une hâte : arriver. Si ici j’avais envie d’être chez moi, je n’ai pas subi le trajet. Il a été agréable et enrichissant. Une seule fois j’ai été en désaccord complet avec Monique mais je n’ai pas trouvé intéressant ni même utile de m’opposer. En effet, je voulais garder une bonne ambiance dans la voiture et Monique était absolument sûre d’elle-même et de ses convictions. J’ai donc laissé couler sans répondre et le sujet a vite dérivé sur autre chose.

Cette rencontre donne envie de rendre les mêmes choses. Elle semblait heureuse de cette manière de vivre et rendait heureux les gens autour d’elle. En ce sens, tout ceci n’a été que bénéfique. Je pense que ça l’a été pour elle aussi puisque je l’ai aidé à décharger sa voiture en arrivant, chose que je n’aurais pas faite sans toute cette bonne ambiance tout au long du trajet. On dit souvent que le positif attire le positif et ici je pense que ça a été le cas, pour Monique comme pour moi-même.

Les rencontres changent donc toujours nos vies. Que ce soit de manière imperceptible ou radicalement, le contact avec les autres nous fait évoluer. Si ce sujet vous intéresse tout particulièrement, je ferai sans aucun doute un article dessus. En attendant celui-ci est le premier d’une longue série et j’espère qu’il vous a plu !

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2 commentaires sur “Rencontre n°1

    1. Merci beaucoup ! Je compte bien partager mes autres belles rencontres dans de futurs articles. On parle beaucoup de violence, de malhonnêteté et finalement de nos mauvaises expériences. Alors je trouvais important de partager les bonnes rencontres avec de belles personnes.

      Aimé par 1 personne

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