Les petites choses de la vie – La montagne

Ayant passé toute mon enfance en Normandie et n’étant jamais partie en vacances à la montagne, je ne me connaissais pas une résonance si grande avec elle. Rien à voir avec les activités qu’on peut y faire. Je n’ai jamais fait de ski, de parapente ou encore d’escalade. Ce qui m’attire et me fascine est purement esthétique.

Je voulais partager avec vous l’émerveillement que provoque chaque paysage montagneux chez moi. On peut observer la vallée et les arbres qui en boisent les flancs. En bas une ligne se dessine, physiquement avec un fleuve ou figurativement, qu’on peut suivre facilement lorsqu’on laisse son regard se perdre au loin. Lorsqu’on est en haut, on peut observer les rares villages qui parsèment le paysage. Tout semble minuscule et en devient irréel. On pourrait saisir entre ses doigts les voitures. Les gens qui dînent dans leur salon de jardin sont tels des playmobils qu’on aurait disposé de la sorte, jusqu’à ce qu’il soit temps de les ranger chacun dans leur habitation.

Je ne sais pas bien si ce que j’aime tant est d’avoir une vue si différente de celle dont j’ai l’habitude ou si les courbes et les couleurs de la montagne résonnent vraiment en moi. En toute honnêteté je penche pour la seconde option. Je n’ai cependant pas ce besoin impérieux d’aller y vivre pour pouvoir la contempler tous les matins en prenant mon petit déjeuner. Du moins pour l’instant !

J’adore malgré tout ces maisons isolées en montagnes. Celles qui font parties d’un groupement de trois, quatre ou cinq bâtisses et qui offrent souvent ces vues magnifiques. Quoi de mieux que de se réveiller en contemplant l’étendue d’arbres et ses trouées rocheuses ? Prendre son café, s’asseoir sur le canapé et simplement profiter. Laisser son regard se perdre dans le vague et se dire que, quand même, la vie est belle. Se laisser submerger par les émotions, ressentir en son coeur toute cette beauté qui s’offre à nous. Pour de tels paysages, que ne ferais-je pas ! J’ai toujours un petit pincement au coeur lorsque je vois un mont se dresser à l’horizon. Je me demande si j’aperçois bien des montagnes ou si ce n’est qu’une colline. Quoi qu’avec le temps et deux sous de jugeote la question ne se pose plus vraiment.

La consécration serait sans aucun doute d’y faire du parapente. La vue de là-haut doit être imprenable. Je ne peux qu’imaginer le régale que serait le fait de me laisser porter par le vent, grisée par l’altitude et éblouie par ce que je surplombe. Sans ne l’avoir jamais ressenti, je dirais qu’il n’y a que la sensation de voguer sur les flots qui pourrait détrôner celle-ci. Mais ceci, c’est encore une autre petite chose.

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